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Rue Blaes



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Au début du 19ème siècle l'espace compris entre la rue des Tanneurs et la rue Haute n'était qu'un entrelac de venelles et de champs. Le temps passant, les champs disparurent peu à peu, remplacés par des bâtiments souvent sordides le long de nombreuses impasses.

Lors de la fermeture de l'usine du Renard (voir le Vieux Marché), l'échevin des Travaux publics de Bruxelles, M. Blaes, conçut un plan radical pour assainir tout le quartier : il s'agissait de construire une nouvelle artère rectiligne et assez large, parallèle à la rue Haute, et d'édifier une caserne de pompiers ainsi qu'une place sur l'ancien site de l'usine.
A l'époque, il n'y avait pas encore de comité de quartier pour empêcher les politiciens et les spéculateurs immobiliers de tourner en rond. L'affaire fut donc rudement menée : les expropriations et les travaux se déroulèrent de 1853 à 1858.
Blaes ne vit pas l'achèvement de son projet, car il mourut en 1855, mais il eut la satisfaction posthume de donner son nom à la nouvelle artère, et de passer ainsi à la postérité.

 

Fig. 1 : un magasin de la rue Blaes (50-60)

Fig. 1 : un magasin de la rue Blaes (50-60)

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La rue Blaes accueillit très vite de nombreux magasins vendant des papiers peints ou de la literie (voir fig.1 ci-contre). Les clients y venaient de tous les coins de la Belgique. Je me souviens encore d'y avoir été avec mes parents à la fin des années 60 pour acheter notre nouveau papier peint.

Mais aujourd'hui, ce sont les brocanteurs et antiquaires qui ont pris le relais. Le magasin représenté ci-contre a par exemple cédé la place à une boutique d'antiquités.

 

Sources :
- JEAN d'OSTA, Dictionnaire historique et anecdotique des rues de Bruxelles, Bruxelles, Paul Legrain, 1986
- MARIE-HELENE GENON, Les Marolles, Coll. Bruxelles, Ville d'Art et d'Histoire, Ministère de la Région de Bruxelles-Capitale, 2007

 

 

Fig. 2 : Le 162 de la rue Blaes aujourd'hui

Fig. 2 : Le 162 de la rue Blaes aujourd'hui

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Mes grands-parents maternels, Michel Hayen et son épouse, Eva Devriese, ont habité au n° 162 de la rue Blaes de février à décembre 1915.

Cet immeuble de style classique se trouve à quelques pas seulement du Vieux Marché.

Le rez-de-chaussée est occupé actuellement par une lustrerie.