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Rue des Fleuristes



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C'est une vieille rue des Marolles qui était jadis un chemin étroit qui menait de la rue des Tanneurs à la deuxième enceinte. Elle s'appela d'abord rue de la Barrière, puis rue Basse du Rempart, et était beaucoup plus longue qu'aujourd'hui.

Après la démolition du rempart, elle reçut son nom actuel car elle était bordée de quelques fermettes entourées de terres sur lesquelles l'on cultivait des fleurs pour les marchés. Il s'y trouvait cependant une petite usine qui fournissait du gaz en bombonnes.

Ce n'est qu'à partir de 1860 qu'on commença à construire des maisons à plusieurs étages des deux côtés de la rue.
A cette époque, la rue des Fleuristes était si étroite qu'on lui donnait le surnom du "ruelle d'une personne".

C'est dans la rue des Fleuristes que se trouvait le jardin d'enfants le plus important de Bruxelles : 400 enfants de 3 à 6 ans en 1889, auxquels on appliquait déjà la méthode Froebel.

Sources :
JEAN d'OSTA, Dictionnaire historique et anecdotique des rues de Bruxelles, Bruxelles, Paul Legrain, 1986
JEAN DUBREUCQ, Bruxelles, une histoire capitale, Vol. 2, pp. 11-13

 

 

Mes grands-parents maternels, Michel Hayen et Eva Devriese, habitèrent pendant quelques années au 27 de la rue des Fleuristes.

Fig. 1 : le 27 rue des Fleuristes,
vu du Boulevard du Midi

le 27 rue des Fleuristes

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L'immeuble de style néo-classique correspondant aux n° 25-27-29 fut élevé en 1872 par l'architecte Boveroulle pour la maison Pohlmann-Dalk et fils, une fabrique d'ornements d'intérieur.

Il fut réorganisé en 1887/1888 en une trentaine de logements sociaux, entourant une cour intérieure.

 

Fig. 2 : le 27 rue des Fleuristes,
vu de la rue de l'Hectolitre

Fig. 2 : le 27 rue des Fleuristes,

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Il comporte trois niveaux sous une toiture mansardée, et compte pas moins d'onze travées, dont la principale est agrémentée de deux balcons en fonte (voir fig. 3).

Le soubassement est en pierre bleue.

 

Fig. 3 : l'un des deux balcons centraux

l'un des deux balcons centraux

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Le bâtiment est situé à deux pas et en contrebas de la Place du Jeu de Balle, sur laquelle se tient le Vieux Marché.

 

 

 

 

 

Source : Le patrimoine monumental de la Belgique, Bruxelles, Volume 1B, pp. 61-62, Pierre Mardaga, Liège, 1993