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Rixensart : l'épidémie de choléra de 1866

Le choléra : la peur bleue

Le choléra est une infection contagieuse due à une bactérie, vibrio cholerae, qui est strictement limitée à l'espèce humaine. Elle est caractérisée par des diarrhées abondantes menant à une déshydratation rapide et mortelle dans plus de la moitié des cas en l'absence de traitement. Quelques heures suffisent parfois pour tuer une personne bien portante.
La peau prend aussi une couleur bleue (cyanose), et ce fait est à l'origine de l'expression "avoir une peur bleue".

Le choléra se transmet par contact direct avec des excréments infectés, ou bien par l'ingestion d'aliments contaminés.
La meilleure mesure préventive est donc d'avoir une bonne hygiène : éviter les contacts avec la matière fécale, se laver les mains régulièrement, et utiliser de l'eau saine pour la cuisine.
Ceci explique pourquoi cette maladie toucha principalement les couches les plus pauvres de la société au 19ème siècle (les indigents, le prolétariat ouvrier).

Le traitement consiste essentiellement en une réhydratation, qui maintient le patient en vie le temps qu'il guérisse spontanément en quelques jours. Conjointement des antibiotiques peuvent être administrés.

 

Source :

Choléra, Wikipedia, http://fr.wikipedia.org/wiki/Chol%C3%A9ra

 

Les trois épidémies du 19ème siècle en Belgique

Le choléra fut d'abord une maladie limitée à l'Asie (Inde, Chine et Indonésie). La première description historique en fut faite en 1503 par un officier de Vasco de Gama, à propos d'une épidémie à Calicut, une ville du sud-ouest de l'Inde.
Ce n'est qu'au 19ème siècle que plusieurs pandémies de choléra atteignirent l'Europe et les Amériques. (1)

La première épidémie : 1832-1833

La première épidémie concernant la Belgique (en fait la seconde pandémie mondiale de choléra) débuta sur les rives du Gange, puis suivit les routes commerciales pour atteindre l'Angleterre en décembre 1831 (2). Elle pénétra en Belgique en 1832 et 1833, et toucha principalement les provinces de Brabant, d'Anvers, de Flandre Orientale et du Hainaut. Elle provoqua environ 8.000 morts en Belgique, soit 1 décès sur 477 habitants.

Tableau 1 : L'épidémie de choléra de 1832-1833 en Belgique (3)
Provinces Habitants Décès cholériques 1 décès sur
Brabant 566.112 2.558 221 hab.
Anvers 350.927 1.202 292 hab.
Hainaut 617.699 1.463 422 hab.
Flandre Orientale 743.995 1.522 489 hab.
Liège 379.151 469 808 hab.
Flandre Occidentale 610.411 623 980 hab.
Namur 216.548 72 3.008 hab.
Limbourg 161.499 46 3.511 hab.
Luxembourg 162.633 29 5.608 hab.
Total 3.808.975 7.984 477 hab. (0.21 %)

Il faut remarquer que tous les chiffres cités sur cette page sont à prendre avec précaution. Ils varient en effet légèrement d'une source à l'autre.

La seconde épidémie : 1848-1849

Nos aïeux connurent ensuite 15 ans de répit, avant que le choléra ne fït sa réapparition dans nos régions en 1848-1849. En réalité, les épidémiologistes considèrent que l'épidémie de 1832-1833 et celle de 1848-1849 font toutes deux partie de la même pandémie, la deuxième pandémie cholérique, qui commença en 1829 pour disparaître en 1851.

L'épidémie qui envahit nos régions en 1848, à partir du port d'Anvers, fut nettement plus sévère que la première. Le nombre moyen de victimes fit plus que doubler en effet. Et cette fois-ci, c'est la province de Liège qui fut la plus touchée, suivie de celle d'Anvers, du Brabant et de Flandre Orientale. Au total, on dénombra plus de 22.000 décès pour la Belgique, soit un décès pour 198 habitants.

Tableau 2 : L'épidémie de choléra de 1848-1849 en Belgique (3)
Provinces Habitants Décès cholériques 1 décès sur
Liège 461.212 4.849 95 hab.
Anvers 414.758 2.975 140 hab.
Brabant 716.315 4.218 170 hab.
Flandre Orientale 780.347 4.438 176 hab.
Hainaut 725.074 3.375 215 hab.
Flandre Occidentale 627.057 1.418 442 hab.
Limbourg 186.247 304 613 hab.
Namur 269.464 373 722 hab.
Luxembourg 189.187 91 2.079 hab.
Total 4.369.661 22.041 198 hab.

En 1848, la cause et les méthodes de transmission de la maladie n'étaient pas encore connues. Plusieurs théories s'affrontaient alors dans le milieu scientifique. La bactérie vibrio cholerae ne fut en effet identifiée par Koch qu'en 1884. En 1848, on parlait encore d'émanations telluriques ou bien électriques. Cette ignorance, ainsi que la prolétarisation de notre société due à la progression de l'industrialisation, et les déplacements plus fréquents dus à l'introduction du chemin de fer, expliquent probablement en partie la plus grande intensité de cette épidémie.
Ce fut néanmoins en 1849 qu'un médecin londonien, John Snow, désigna l'eau comme unique voie de transmission du choléra. Ce fut la base d'une série de mesures qui permirent d'améliorer l'hygiène et de freiner les dégâts de la maladie (1).

La maladie subsista dans nos régions à l'état endémique jusqu'en 1859, avec de brusques réveils surtout dans les grandes villes. C'est ainsi qu'on dénombra pour l'ensemble du pays 6.102 victimes en 1854, et encore 5.505 décès en 1859.

La troisième épidémie : 1866

La troisième épidémie de choléra qui nous concerna (la quatrième pandémie mondiale) commença également sur les rives du Gange, en 1863. Elle se propagea en suivant les voies commerciales maritimes, et atteignit la Belgique en 1866.

Elle fut la plus meurtrière des trois, tuant 43.400 personnes en six mois (de mai à décembre), soit un décès pour 111 habitants (4).

Tableau 3 : L'épidémie de choléra de 1866 en Belgique (5)
Provinces Habitants Décès cholériques 1 décès sur
Liège 557.194 8.462 66
Brabant 813.552 10.699 76
Anvers 465.607 5.500 85
Hainaut 845.438 7.294 116
Flandre Orientale 805.835 6.307 128
Luxembourg 199.910 1.236 162
Namur 302.778 1.321 229
Flandre Occidentale 642.217 2.293 280
Limbourg 195.302 288 678
Total 4.827.833 43.400 111

Et comme lors de l'épidémie de 1848-1849, ce furent les provinces de Liège, de Brabant et d'Anvers qui furent les plus touchées, mais beaucoup plus sévèrement cette fois-ci.

Il faut noter toutefois que le choléra fit beaucoup moins de morts que les épidémies de typhus, de fièvres typhoïdes ou de dysenterie. Mais le choléra était une maladie nouvelle en Occident, ses symptômes étaient spectaculaires (comme la cyanose), et son évolution souvent fulgurante. Ceci explique la terreur qui s'empara de nos aïeux, notamment lors de l'épidémie de 1866.

 

Source :

1 : "Choléra", Wikipedia, http://fr.wikipedia.org/wiki/Chol%C3%A9ra

2 : "Second cholera pandemic (1829–51)", Wikipedia, http://en.wikipedia.org/wiki/Second_cholera_pandemic_(1829%E2%80%9351)

3 : "Le Choléra en Belgique au 19e siècle" : http://dev.hemes.be/esas/mapage/euxaussi/sante/cholerabel.html

4 : HAVELANGE Carl, "Les figures de la guérison (XVIII-XIXè s)", Presses Universitaires de Liège, note 11: http://books.openedition.org/pulg/401#ftn11

5 : ORIS Michel, "Choléra et hygiène publique en Belgique", in "Peurs et Terreurs face à la contagion", BOURDELAIS Patrice et al., Fayard, 1988, p. 84

L'épidémie de 1866 dans le Brabant wallon

L'évolution de l'épidémie pour l'ensemble du Brabant peut être résumée par le tableau suivant (1) :

L'épidémie commença donc dans le Brabant en juin pour s'achever en novembre, et elle culmina de juillet à septembre.

Colette Claes-Pinson (2) a dépouillé les informations publiées à l'époque dans le Mémorial Administratif de la Province de Brabant pour en tirer des données statistiques relatives aux effets de l'épidémie de 1866 dans les communes du Brabant wallon.

J'ai regroupé les chiffres les plus significatifs dans le tableau suivant.

Tableau 4 : Données statistiques sur l'épidémie de choléra de 1866 dans le Brabant wallon
Localité Population Cas Décès
    Nombre % de la pop. Nombre % de la pop. % des cas
Braine l'Alleud 5.562 298 5.4 % 62 1.1 % 20.8 %
Genval 1.169 51 4.4 % 26 2.2 % 50.9 %
Limal 1.570 7 0.4 % 4 0.2 % 57.1 %
Ohain 2.861 391 13.7 % 39 1.4 % 9.9 %
Rixensart 1.444 15 1 % 13 0.9 % 86.6 %
Rosières 611 39 6.4 % 13 2.1 % 33.3 %
Waterloo 3.083 393 12.7 % 58 1.9 % 14.7 %
Wavre 6.182 11 0.2 % 8 0.1 % 72.7 %
             
Arrondissement de Nivelles 68.172 1.554 2.28 % 367 0.5 % 23.6 %
Bruxelles ville 189.337 4.031 2.1 % 3.413 1.8 % 84.6 %

 

Remarquons en premier lieu qu'il n'y eut que 0.5 % de décès dans l'arrondissement de Nivelles, ce qui est nettement moins que la moyenne nationale (0.9 % ). Mais cette moyenne occulte de grandes disparités locales : si la moyenne à Rixensart fut identique à la moyenne belge, deux communes voisines, Genval et Rosières, se retrouvent en tête pour le pourcentage de décès par rapport à la population (2.2 et 2.1 %).

En ce qui concerne le pourcentage de malades, c'est à Ohain et Waterloo que l'on retrouve les chiffres les plus élevés (13.7 et 12.7 %).

 

Références :

1 : EGGERICK Thierry et POULAIN Michel, "L'épidémie de choléra en 1866. Le cas de la Belgique", in "Peurs et Terreurs face à la contagion", BOURDELAIS Patrice et al., Fayard, 1988, p. 61

2 : CLAES-PINSON Colette, "Le Brabant wallon et le choléra", in Chroniques n°28, 1996, Cercle d'Histoire de Rixensart

Le choléra à Rixensart en 1866

Si nous reprenons le tableau 4 ci-dessus, nous constatons qu'il y eut à Rixensart 15 personnes atteintes par le choléra, soit 1 % de la population. Ce pourcentage est nettement en-dessous de la moyenne de l'arrondissement (2.28 %). Mais sur ces 15 cas, 13 moururent de la maladie (87 %). Pas étonnant dans ce cas que l'épidémie laissa des traces dans la mémoire de nos ancêtres.

Et pas que dans leur mémoire d'ailleurs, car on trouve encore dans nos régions des traces matérielles : plusieurs chapelles dédiées à Saint Roch furent édifiées peu après l'épidémie. Saint Roch est en effet un saint invoqué contre les maladies contagieuses telles que la peste, le choléra ou plus récemment le sida. Si Genval et Rosières ont conservé leur chapelle Saint Roch, celle qui fut construite à Bourgeois (près de la place Cardinal Mercier, anciennement place Saint Roch) a par contre disparu.

Un autre souvenir laissé par cette épidémie est celui du curé Glibert, dont une rue de Rixensart porte aujourd'hui le nom. Officiant à Rixensart pendant l'épidémie, il soigna les malades et porta les défunts au cimetière sur une brouette. Son dévouement fut illustré par une gravure diffusée largement à l'époque. (1)

Une autre figure remarquable fut celle du docteur Trousset, médecin à Wavre, qui s'installa dans la commune pour mieux soigner les malades. (2)

Quand sévit l'épidémie à Rixensart, et pouvons-nous tenter de retrouver le nom des victimes?

Afin de répondre à la première question, nous pouvons étudier les actes de décès de l'année 1866. Si nous répartissons les décès par mois, nous aboutissons au tableau suivant :

Tableau 5 : Nombre de décès par mois à Rixensart en 1866 (source : Archives de l'Etat)

Il y eut au total 50 décès en 1866, soit une moyenne de 4,1 par mois. Nous constatons immédiatement que 3 mois eurent un nombre de décès anormalement élevés : mai, septembre et octobre. Comme l'épidémie atteignit le Brabant seulement au mois de juin, il faut en conclure que le pic de mortalité de mai doit être attribué à une autre cause, et que le choléra toucha Rixensart en septembre et octobre. Ceci est corroboré par une lettre du bourgmestre de l'époque Jean-Antoine Minet, datée du 6 octobre, qui mentionnait une reprise de l'épidémie de choléra dans la commune (2).

Examinons maintenant la liste des personnes décédées entre mai et décembre 1866 :

Tableau 6 : Liste des personnes décédées à Rixensart entre mai et décembre 1866
Date Nom Prénom Âge Profession Lieu
6 mai Sneessens Marie Barbe Augustine 47 Ménagère Bois du Héron
7 mai Couvreur Célestin 51 Tisserand Bourgeois
11 mai Renard Marie Virginie 2

Sans

Froidmont
12 mai Thiriaux Nicolas Joseph 1 Sans Bourgeois
12 mai Hulet Joseph 1 Sans Bourgeois
17 mai Régie Guillaume Désiré Joseph 41 Maçon Bourgeois
18 mai Leblicq Marie Thérèse Léonie 3 Sans Rixensart
18 mai Leblicq Jean Joseph 5 Sans Froidmont
27 mai Fiévez Enfant mort-né 0 Sans Bourgeois
12 juin Van Weddingen Emma 2 Sans Bourgeois (a)
13 juin Bouvy Henri Joseph 34 Journalier Froidmont (b)
29 juin Delbrassinne Edmond Joseph 1 Sans Bourgeois
11 juillet Debroux Pierre Joseph Augustin 1 mois Sans Froidmont
17 juillet Dupuis Joseph Grégoire 67 Journalier Rixensart
Début de la période suspecte
31 août Mayné Désirée Vénerente 14 Sans Rixensart
1 septembre Delatinne Jeanne Joseph 62 Ménagère Rixensart
8 septembre Mortier Jean Martin 47 Journalier Rixensart
8 septembre Mayné Martin Joseph 63 Journalier Rixensart
11 septembre Mortier Marie Françoise 69 Journalière Rixensart
17 septembre Carême Floriant 24 Journalier Rixensart (c)
18 septembre Spreutels Jean Baptiste 57 Latteur Rixensart
19 septembre Mayné Anne Joseph 38 Ménagère Rixensart
20 septembre Stormacq Jeanne Ghislaine 71 Ménagère Rixensart
23 septembre Debroux Eloi Xavier 51 Journalier Rixensart
26 septembre Debroux Adolphe 36 Journalier Rixensart
2 octobre Mayné Anne Joseph Désiré 43 Ménagère Bourgeois
4 octobre Sneessens Marie Virginie 1 Sans Bourgeois
5 octobre Debroux Jean Joseph 63 Journalier Rixensart
7 octobre Debroux Marie Eléonore Florence 25 Ménagère Rixensart
7 octobre Dupuis Louis Victor Joseph 29 Maçon Rixensart
13 octobre Fiévez Marie Célina 1 Sans Rixensart
20 octobre Dupuis Isabelle Joséphine 26 Journalière Rixensart
28 octobre Theys Marie Antoinette 20 Journalière Bourgeois
30 octobre Herpigny Marie Clémentine 64 Ménagère Bourgeois
Fin de la période suspecte
4 novembre Delbrassinne Enfant mort-né 0 Sans Bourgeois
13 novembre André Jacques Joseph 76 Journalier Rixensart
29 novembre Bouffioux Jules Julien 17 jours Sans Bourgeois
30 novembre Herens Marie Thérèse 67 Ménagère Bourgeois
11 décembre Thomas Elisa 1 Sans Glain
15 décembre Mayné Enfant mort-né 0 Sans Rixensart

a: domiciliée à Schaerbeek
b : domicilié à Limelette
c : domicilié à Limal
 
Famille Dupuis-Debroux
Famille Mayné-Delatinne
Famille Mortier
Famille Debroux-Mayné
Famille Stormacq-Fiévez

La première constatation que nous pouvons faire est que le premier pic de décès, en mai, concerna surtout des enfants en bas âge (6 cas sur 9 décès). Par contre, celui de septembre-octobre ne s'attaqua presque exclusivement qu'à des adultes (18 cas sur 20).

Et puis, et surtout, en tenant compte des liens de parenté tels qu'ils sont mentionnés dans les actes de décès, nous nous apercevons que durant la période suspecte 13 décès sur 20 concernèrent 5 familles. Ce qui accrédite la thèse de décès causés par une maladie contagieuse.

La famille la plus gravement touchée fut la famille Dupuis-Debroux. Pour cette famille, le premier décès (celui de Joseph Dupuis, 67 ans) eut lieu le 17 juillet, soit plus d'un mois avant le début de la période suspecte. Ce décès n'est donc peut-être pas lié au choléra. Mais son fils, Louis Victor, 29 ans, mourut le 7 octobre, en même temps que son épouse, Marie Eléonore Debroux, 25 ans. Le père de Marie Eléonore, Jean Debroux, 63 ans, était mort l'avant-veille, le 5 octobre. Et le frère de Jean, Eloi Xavier, avait succombé le 23 septembre. Une dernière victime dans cette famille fut Isabelle Dupuis, fille de Joseph Dupuis et soeur de Louis Victor : elle décéda le 20 octobre, âgée de 26 ans.

Deuxième famille touchée : les époux Mayné-Delatinne. Jeanne Delatinne mourut le premier septembre, et son mari, Martin Mayné, la suivit une semaine plus tard, le 8 septembre.

Troisième famille : les Mortier. Jean Martin Mortier mourut le 8 septembre, à l'âge de 47 ans, et sa soeur Marie Françoise, 69 ans, décéda trois jours plus tard.

Quatrième famille : les Debroux-Mayné. Anne Mayné (38 ans) décéda le 19 septembre, et son époux, Adolphe Debroux (36 ans) la suivra le 26 du même mois.

Et finalement, nous mentionnerons encore les Stormacq-Fiévez : Jeanne Ghislaine Stormacq mourut le 20 septembre, à l'âge de 71 ans. Sa petite-fille, Marie Célina Fievez, 1 an, décéda le 13 octobre.

Remarquons que si les décès qui survinrent dans ces 5 familles durant la période suspecte furent au nombre de 13, il n'est pas absolument certain qu'ils soient tous dus au choléra, ni par conséquent que des décès cholériques ne touchèrent pas d'autres familles.

 

 

Source :

1 : CLAES-PINSON Colette, "Le Brabant wallon et le choléra", in Chroniques n°27, 1996, Cercle d'Histoire de Rixensart, p. 11

2 : DE VOS Charles, "Le docteur Trousset et les épidémies du siècle dernier [XIXe]", in Wavriensia, 1967, n° 6, pp. 145-146, Cercle d'Histoire, d'Archéologie et de Généalogie de Wavre et du Brabant wallon

Et la famille Herens dans tout cela?

Parmi les personnes décédées en 1866, deux sont liées directement ou indirectement à cette famille.

  • Henri Bouvy, journalier décédé le 13 juin à l'âge de 34 ans, avait été le premier mari de Marie Antoinette Vivenoit qui épousa ensuite (en 1874) mon aïeul Henri Hérens (1827-1914).
  • Marie Thérèse Herens, qui mourut le 30 novembre à l'âge de 67 ans, était la petite fille de Pierre Herent, qui fut le premier membre de la branche à apparaître à Rixensart, dans la seconde moitié du 18ème siècle.

Mais ces deux personnes sont toutes les deux mortes en dehors de la période suspecte, et rien ne permet d'affirmer qu'elles ont été victimes du choléra.