Vous êtes ici : stephaneherens > lieux > rixensart > histoire du village

Rixensart

 

Une brève histoire du village

 

 

 

Les origines au Moyen Age

 

C'est en 1137 que le nom de Rixensart apparaît pour la première fois dans des documents. Selon toute vraisemblance, c'est donc au 12ème siècle qu'un défrichement eut lieu, à proximité du château. Cet essart donna par la suite naissance au village de Rixensart (voir fig. 1 ci-dessous) (1).

Ce village se développa suffisamment pour qu'une cour de Justice y soit établie par après. En effet, un document daté de 1357, concernant la fondation d'une rente destinée à la chapelle castrale, a été conservé dans les archives du château de Rixensart. Ce document émane de la Court de Rieuxsensart, composée d'un maïeur et de 7 échevins (2).

Les hameaux de Froidmont et de Bourgeois (voir fig. 1 ci-dessous) se développèrent sans doute à la même époque, ou un peu plus tard. Nous savons en tout cas qu'à partir de 1377, Rixensart, Froidmont et Bourgeois ne formèrent plus qu'une seule seigneurie, à laquelle fut jointe plus tard celle de Genval.

La situation n'évolua guère jusqu'à la fin de l'Ancien Régime. Nous pouvons toutefois noter que Bourgeois jouit d'une seigneurie distincte depuis la fin du 16ème siècle jusqu'en 1731, mais uniquement pour la haute justice.

 

On distingue trois degrés de justice seigneuriale :

  1. La haute justice : le seigneur peut juger toutes les affaires et prononcer toutes les peines, dont la peine capitale 

  2. La moyenne justice : le seigneur peut juger les rixes, injures et vols. Les délits ne peuvent être punis de mort. Pratiquement, la moyenne justice joue un rôle important au civil, notamment en matière de successions et de protection juridique des intérêts des mineurs : nomination des tuteurs, etc.

  3. La basse justice : le seigneur peut juger les affaires relatives aux droits dus au seigneur : cens, rentes, contrats et héritages sur son domaine. Il s'occupe aussi des délits et amendes de faibles valeurs (dégâts des bêtes, injures). Il doit posséder sergent et prison afin d'y enfermer tout délinquant avant de le mener au haut justicier.

Source : Article Justice seigneuriale de Wikipédia en français, 26/7/2012 (le lien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre)

 

 

 

Sources :

  1. JESPERS Jean-Jacques, Dictionnaire des noms de lieux en Wallonie et à Bruxelles, Editions Racine, p. 511
  2. DE VOS Charles & GILSON Paul, in Regards sur le passé de Rixensart Bourgeois, pp. 14-21 (Feuilles documentaires d'histoire locale, publiées par le personnel enseignant de l'Ecole Communale du Centre, 1959-1961)

Le 18ème siècle

 

La carte Ferraris du 18ème siècle (fig. 1 ci-dessous) nous montre les trois petits noyaux d'habitations cités ci-dessus :

  • Rixensart, situé près du château,
  • Froidmont, situé près de la ferme, et
  • Bourgeois; sur la colline dominant la vallée de la Lasne.

Le village de Rixensart était à ce moment encore entouré de bois. Bourgeois était lui-aussi séparé de Rixensart et de Froidmont par un bois. Par contre Froidmont était situé en bordure d'une vaste zone cultivée qui s'étendait vers le sud jusqu'à Limal et la vallée de la Dyle.

Fig. 1 : Carte de Ferraris : Rixensart vers 1770

Fig. 1 : Carte de Ferraris : Rixensart vers 1770

cliquez sur l'image pour une version plus grande

 

Sur une carte actuelle (fig. 3), nous remarquons que le village de Rixensart tel qu'il existait au 18ème siècle correspond aujourd'hui au carrefour entre les rues de l'Institut, du Patch, de l'Eglise et Aviateur Huens, c'est-à-dire aux alentours de la place Jefferys.

Fig. 2 : Carte de Ferraris :
le hameau de Rixensart (vers 1770)

Fig. 2 : Carte de Ferraris :

cliquez sur l'image pour une version plus grande

Fig. 3 : Emplacement actueldu premier hameau de Rixensart

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le 19ème siècle

Le Glain apparaît

Peu de changements au cours de la première moitié du 19ème siècle. Rixensart reste une commune rurale.
Mais une carte cadastrale établie en 1847 (voir fig. 4) fournit une information intéressante. Outre les trois noyaux déjà mentionnés (Rixensart, Bourgeois et Froidmont), vous pouvez en effet constater l'apparition d'un quatrième hameau : Le Glain, situé sur le versant méridional de la vallée de la Lasne, entre Bourgeois et Rixensart.

Fig. 4 : Rixensart en 1847 (carte cadastrale)

cliquez sur l'image pour une version plus grande

En réalité, si vous agrandissez et examinez attentivement la carte de Ferraris (fig. 1), vous remarquerez qu'existaient déjà six ou sept maisons à cet endroit, mais le hameau n'était pas nommé. En 1847, une quinzaine de maisons y sont identifiables.

Les métiers des habitants de Rixensart au 19è siècle

Situation au début du 19è siècle

Le début de l'état-civil sous l'occupation française (les premiers actes datent de 1800, an X de la République française) nous permet d'avoir une idée un peu plus précise des métiers des habitants du village au début du siècle. En effet, contrairement aux registres paroissiaux, ces actes mentionnent la profession des personnes. M. Léon Roy, l'un des plus éminents généalogistes belges, a donc dépouillé les premiers actes de naissance de Rixensart (entre 1800 et 1806) et en a tiré les statistiques reprises dans le tableau ci-dessous :

Tableau 1 : Professions reprises au registre des naissances de Rixensart (1800-1806) (1)
Secteur Profession H F %
Agriculture       7
  Cultivateurs 16 3  
Forêt       3
  Charbonnier 1    
  Scieurs 7    
Artisans et commerçants       17
  Boucher 1    
  Brasseur 1    
  Cordonniers 8    
  Cabaretiers 2 2  
  Coquetiers 4    
  Marchands 4    
  Maréchaux 2    
  Menestrier 1    
  Sabotiers 6    
  Tailleur 1    
  Tanneurs 2    
  Tisserands 10    
  Tonnelier 1    
Construction       3
  Charpentiers 5    
  Latteurs 3    
  Maçon 1    
Journaliers   91 25 41
Personnel de maison   4 4 3
Administration       3
  Garde-champêtre 1    
  Gardes forestiers 4    
  Maire et adjoints 4    
Ménagères     66 23
Particuliers   2   1

Soit 286 professions recensées pour un total de 281 personnes. N'oublions pas en effet qu'un même individu pouvait se déclarer journalier en été, et tisserand en hiver.
Que retirer de ce tableau? Essentiellement que Rixensart avait essentiellement une vocation agricole à cette époque : beaucoup d' habitants de la commune y travaillaient comme journaliers, dans quelques grosses fermes.

Il faut également noter que tisserand est la troisième profession par ordre d'importance dans le tableau précédent. Durant la première moitié du 19è siècle, une part non négligeable des ménages (et notamment à Bourgeois) possédait un métier à tisser, et combinait donc les travaux des champs (à la belle saison) avec le tissage à domicile (en hiver), en fabriquant notamment des étoffes en coton pour les fabriques de Braine l'Alleud (2).

Mais vers 1880 les fabricants commencèrent à remplacer les hommes par des machines, qui leur revenaient moins cher, et beaucoup de tisserands à domicile durent alors se reconvertir, notamment dans le secteur de la construction (3)

Sources :

1 : ROY Léon, Le début de l'état-civil à Rixensart, Chroniques n° 32, 1997, Cercle d'Histoire de Rixensart

2 :
- MONET Vally, Rixensart à travers les âges, Les Ardennes Brabançonnes, Cercle d'Education Populaire de Rixensart, 1959, p. 17
- Communes de Belgique, t. 2, article sur Rixensart, Crédit Communal de Belgique, 1983

3 : VANDERVELDE E., "La propriété foncière en Belgique, Schleicher Frères, Paris, 1900, pp. 49-50, http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5516100p/f65.image

Situation à la fin du 19è siècle

Emile Vandervelde, dans sa monographie consacrée à Rixensart, nous livre des chiffres intéressants (basés sur le recensement de 1895) sur la population agricole et ouvrière de la commune à la fin du siècle. Cela concerne 836 personnes sur une population totale de 1621 habitants en 1897, soit 52%. Je les ai résumés dans le tableau ci-dessous :

Tableau 2 : Population ouvrière de Rixensart en 1895
Secteur Profession H F %
Agriculture       63
  Cultivateurs 169 314  
  Journaliers et domestiques 24 19  
Construction       27
  Cimenteurs 13    
  Menuisiers 18    
  Plafonneurs 57    
  Maçons 134    
Textile       6
  Tisserands 46    
  Bobineurs 2    
  Couturières   3  
Autre       4
  Chiffonnières   5  
  Non spécifié 32    
Total   495 341 100

Une première constatation s'impose : Rixensart semble à première vue être resté un village rural, avec une prépondérance des travaux agricoles. Mais notez que le gros de la population agricole est maintenant constitué par des femmes. En effet, depuis que beaucoup d'hommes vont travailler en ville, ce sont leurs épouses qui s'occupent du champ familial, de soigner la vache et de la cuisson du pain.

D'autre part, on voit que le secteur de la construction est désormais le premier pourvoyeur d'emploi pour les hommes.

En même temps, on remarque que l'âge d'or du tissage à domicile est terminé. S'il y eut à un moment donné 200 tisserands établis à Rixensart, la machinisation en avait éliminé la majorité à la fin du siècle.

Sources :

VANDERVELDE E., "La propriété foncière en Belgique, Schleicher Frères, Paris, 1900, pp. 46-50, http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5516100p/f65.image

 

Pauvre Rixensart

Nous avons vu qu'au commencement du 19è siècle, presque la moitié des travailleurs (41%) étaient des journaliers. Nous ne devons dès lors pas nous étonner que Rixensart fut tout au long du 19è siècle une commune pauvre, dont les caisses étaient sans cesse vides. Deux anecdotes (1) rapportées par Vally Monet illustrent bien ce propos et l'ingéniosité des édiles communaux de l'époque à administrer la commune sans bourse délier, ou presque.

En 1871, c'est la voirie, et notamment le très mauvais état des chemins reliant Rixensart à Rosières, qui fut mis à l'ordre du jour du conseil communal. Que faire quand on n'a pas le sou? Pas de problème : le conseil décida que les habitants eux-mêmes devaient s'engager à fournir gratuitement les prestations en nature pour les remblais et déblais à effectuer!

Ensuite, en 1875, la question de l'entretien des puits publics fut étudiée par le conseil communal. Considérant que les ressources de la commune ne permettaient pas d'entretenir convenablement les pompes, au nombre de 5, pourtant vitales pour le bien-être et l'hygiène des habitants, le conseil décida alors de nommer, pour chaque pompe, un membre du conseil qui fut chargé de la surveillance et des réparations nécessaires. En outre, les frais des réparations éventuelles devaient être supportés non par la commune, mais bien par tous les habitants profitant de la pompe réparée, et cela d'après le nombre de bêtes qu'ils nourrissaient.

L'administration avait donc trouvé la formule idéale pour gérer la commune de manière économe!

Le régime alimentaire de ceux qui vont travailler à Bruxelles :

Avant de partir le matin : pain de froment, beurre et café, sans sucre; un peu de lait, s'il y en a.

On part avec une cruche de café et quatre ou cinq tartines dans sa mallette.
A huit heures et demie, une ou deux tartines et du café froid.
Même repas à midi; quelquefois un oeuf, ou un morceau de lard ; une ou deux fois par semaine, 5 centimes de moules.
A quatre heures, les uns prennent un quart d'heure, pour achever leurs tartines; d'autres mangent en travaillant ; d'autres encore ne mangent pas du tout.

En rentrant, vers neuf heures, soupe aux légumes, avec des tartines, ou bien des pommes de terre, avec des cretons de lard, accommodés avec du vinaigre et des échalotes.


Le dimanche seulement, un kilo de boeuf bouilli, que l'on rapporte de Bruxelles pour le pot-au-feu.

Source :

VANDERVELDE E., "La propriété foncière en Belgique, Schleicher Frères, Paris, 1900, pp. 52-53: http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5516100p/f68.image

 

 

Source :

1 : MONET Vally, Rixensart à travers les âges II, Les Ardennes Brabançonnes, Cercle d'Education Populaire de Rixensart, 1961, p. 23 et 27

L'influence du château

Nous venons donc de voir dans le paragraphe précédent que beaucoup d'habitants de Rixensart étaient au 19è s. de pauvres journaliers. En face d'eux, la famille de Merode qui contrôlait en 1898 65 % de la superficie de la commune, notamment tous les bois, les prairies bordant la Lasne, et une bonne partie des terres arables. (1)

 

 

Fig. 5 : Rixensart : Les propriétés de la famille de Merode en 1898 (en hachuré)

Source : VANDERVELDE E., "La propriété foncière en Belgique, Schleicher Frères, Paris, 1900, p. 37, http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5516100p/f53.image

 

 

 

 

 

 


Nous ne devons donc pas nous étonner que les propriétaires du château, ou leurs représentants, eurent tout au long du 19ème siècle et pendant une bonne partie du 20ème siècle une influence prépondérante sur l'administration de la commune. Plutôt leurs représentants d'ailleurs, car les descendants du comte Felix de Merode (1791 - 1857) (2) délaissèrent leur domaine de Rixensart pendant la seconde moitié du 19è siècle, jusqu'à ce qu'un autre Felix vienne s'y réinstaller en 1920. Et pendant cet absence, certains régisseurs des Comtes (Jules Bosquet et Paul Terlinden) s'installèrent même au château!

Pour le montrer, prenons la liste des bourgmestres de Rixensart depuis 1830 jusqu'en 1970 (3) (4)

1830 - 1836 Jacques Stenuite  
1837 - 1868 Jean-Antoine Minet L'un des principaux fermiers de Felix de Merode (ferme de la Basse-Cour) (5)
1870 - 1877 Jules Bosquet Fondé de pouvoirs de Marie-Anne de Merode, épouse du comte de Montalembert
1878 - 1882 Henri Gilbert  
1882 - 1884 M. Fossé  
1884 - 1917 Paul Terlinden Régisseur des Comtes de Merode
1917 - 1918 M. Walescotte  
1918 - 1921 Paul Terlinden Régisseur des Comtes de Merode
1921 - 1940 Lucien Dessy  
1940 - 1941 Omer Mayné  
1941 - 1943 Felix de Merode Prince de Merode
1943 - 1944 M. Evrard  
1944 - 1946 Lucien Dessy  
1947 - 1953 Paul Nicodème  
1953 - 1970 Léopold Gilson Régisseur des Princes de Merode

Sortons nos calculettes : sur 140 années, 93 durant lesquelles la fonction de bourgmestre fut occupée par des hommes au service des Merode! C'est-à-dire des personnes qui cumulèrent ainsi beaucoup de pouvoirs. Certes, ce fait n'est pas exceptionnel, car il se produisit dans bien d'autres localités de Belgique ou d'ailleurs, Mais il mérite d'être signalé.

A Rixensart, un système de protection et de dépendance féodales au 19ème siècle :

"Pour obtenir la moindre parcelle de terre, soit en propriété, soit à charge de rente annuelle, il faut montrer patte blanche. Les pauvres vivent sous la perpétuelle menace de se voir fermer, s'ils votent mal, l'accès des bois de Monseigneur.
Par contre, ceux qui sont bien notés jouissent de certains avantages. Quand ils se bâtissent une maison, on leur fournit le bois de charpente, gratuitement, ou à très bon compte. On occupe, dans les bois ou dans les champs, à travailler aux chemins ou à étendre les bouses de vache sur les pâtures, assez bien de vieux ouvriers, repoussés de partout ailleurs. Quand ils deviennent tout à fait impotents, on leur donne des secours, voire même une petite pension de 20 francs par mois"

Source :

VANDERVELDE E., "La propriété foncière en Belgique, Schleicher Frères, Paris, 1900, p. 40 : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5516100p/f56.image

Nous pouvons remarquer en regardant la carte ci-dessus (fig. 5) que l'influence de la famille de Merode était cependant moins sensible à Bourgeois qu'au village de Rixensart même.

L'influence du château commença à diminuer en 1930 lorsque les Merode commencèrent à vendre leurs terres. Ce phénomène s'accéléra après la seconde guerre mondiale. Léopold Gilson fut le dernier bourgmestre-régisseur. Et l'influence du château s'est beaucoup amoindrie de nos jours. On l'a bien vu lors de la saga du golf, quand le Prince Antoine, voulant faire face aux dépenses importantes du domaine, décida de transformer une partie des bois en terrain de golf. L'affaire dura 15 ans mais le Prince dut finalement renoncer à son projet, face à l'opposition des habitants de la commune et de nombreuses associations environnementales

Références :

1 : VANDERVELDE E., "La propriété foncière en Belgique, Schleicher Frères, Paris, 1900, p. 43, http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5516100p/f59.image

2 : Wikipedia, Felix de Merode, http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=F%C3%A9lix_de_M%C3%A9rode&oldid=95794961, 14/8/2013

3 : MONET Vally, Rixensart à travers les âges, Les Ardennes Brabançonnes, Cercle d'Education Populaire de Rixensart, 1959, p. 21

4 : TORDOIR J. : Facettes de l'activité électorale du comte Félix de Mérode, Wavriensia, 1992 n° 3, pp. 88-103

5 : La ferme de la Basse-Cour était la ferme attenant au château de Rixensart. Elle fut démolie en 1927.

Fig. 6 et 7 : La ferme de la Basse-Cour au début du 20ème siècle

 

 

cliquez sur les images pour une version plus grande

 

 

 

 

Et le chemin de fer arriva

Si vous reprenez la carte de 1847 (fig. 4 ci-dessus), vous verrez un tracé scindant la commune du nord-ouest vers le sud-est. Il s'agit de la future ligne de chemin de fer allant de Bruxelles à Luxembourg via Namur. C'est le 23 août 1854 que les premiers trains relièrent Rixensart à Bruxelles pour la première fois (1).

Notez cependant (voir la carte à droite, basée sur les travaux de Roger Ghyssens) que le projet initial de 1846 (tracé en rouge) faisait passer la ligne par Wavre, et non par Ottignies. C'eut d'ailleurs été logique, car Wavre était alors la ville principale de la région, et Ottignies un simple village. C'est probablement le coût, très élevé, estimé pour le tronçon Bruxelles- Wavre qui fit changer les plans (2).

Dans ce cas, Rixensart n'aurait jamais été traversé par la tranchée de la voie ferrée, les quartiers n'auraient pas été coupés en deux, et la physionomie de la commune serait bien différente aujourd'hui...

Toujours selon Roger Ghyssens, un projet intermédiaire (tracé en vert) aurait été conçu vers 1848. La ligne, qui avait alors déjà atteint Genval, aurait quand même continué vers Wavre en traversant les bois de Limal et de Bierges. Roger Ghyssens situe dans ce cas l'emplacement possible de la gare de Rixensart à la rue de l'Institut.
Mais la carte cadastrale, datée de 1847 (fig. 4 ci-dessus), nous inciterait à penser que le tracé actuel vers Ottignies était déjà quasiment décidé à cette époque.

Outre le changement dans la physionomie de la commune, l'arrivée du chemin de fer provoqua une révolution dans la vie et le travail de ses habitants. En effet, et surtout après la création des abonnements ouvriers bon marché en 1870, le train permit à un grand nombre de gens d'aller chercher du travail à Bruxelles : avant l'établissement du chemin de fer, une quarantaine d'ouvriers de Rixensart allaient travailler à la capitale et y séjournaient toute la semaine. Mais en 1900, ils étaient 209 qui prenaient le train chaque jour pour s’y rendre. (3)

Deux causes expliquent ce changement dans le mode de vie :

  • le besoin important de la capitale en main d'oeuvre. Bruxelles vit à l'heure des grand travaux urbanistiques, et de nouveaux quartiers se construisent;
  • le déclin du tissage à domicile suite à la machinisation (3)


Nous pouvons illustrer le poids pris par le secteur de la construction à Rixensart (voir à ce sujet la page sur les maçons) par les chiffres suivants :

  • au début du 19è siècle, les professions de ce secteur représentaient 9 % des professions mentionnées dans le registre des naissances (voir tableau 1 ci-dessus)
  • En 1897, le nombre d'ouvriers travaillant dans la construction s'élevait à 13 % de la population totale de la commune.
    Soit 134 maçons, 57 plafonnneurs et 18 menuisiers et 13 cimenteurs pour une population totale de 1621 habitants (3).

Références :

1 : DUBUFFET Jean, La ligne du Luxembourg, C.F.F.L. Editions, 1997, p. 13

2: GHYSSENS Roger, Et si la gare de Rixensart se trouvait rue de l'Institut ? , Chroniques n° 25, 1996, Cercle d'Histoire de Rixensart

3 : VANDERVELDE E., "La propriété foncière en Belgique, Schleicher Frères, Paris, 1900, pp.47-48 : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5516100p/f63.image

 

Les calamités ayant touché Rixensart au 19è siècle

Pour tous ceux qui s'intéressent à l'histoire d'une famille ou d'une région, connaître les calamités qui ont affecté la vie de nos ancêtres durant une période donnée est essentiel : cela permet d'expliquer certains décès, ou bien des migrations vers d'autres lieux, ou plus simplement cela nous rappelle que nos ancêtres ont eu une vie parsemée de temps en temps de joies, mais hélas aussi de beaucoup de malheurs.

M. Léon Roy a répertorié toutes les catastrophes connues qui ont touché le territoire belge depuis l'invasion romaine jusqu'aux années 1980 (1). J'en ai extrait tout ce qui a pu concerner les habitants de Rixensart au 19è siècle et rajouté certaines autres informations en ma possession. J'en ai corrigé d'autres, qui sembent inexactes, notamment en ce qui concerne les conditions climatiques décrites qui ne correspondent pas aux statistiques de l'IRM.

Deux exemples: dans la liste de L. Roy, les hivers 1833-1834 et 1852-1853 sont mentionnés comme ayant été exceptionnellement longs ou rigoureux. En fait, ces hivers furent au contraire très doux ! On releva notamment 19.1 ° le 2 novembre 1852 (9) (17) (18) (19)

Tableau 3 : Liste des calamités à Rixensart durant le 19è s.
Année Localisation Calamité
1801 Belgique Printemps hivernal suivi d'une disette (2)
1801-1802 Belgique Hiver rigoureux (-17°) et disette
1802 Belgique Canicule en été : le 9 août, on note 32,5°C à Mons (9)
1803 Europe occidentale L’été est très chaud et sec sur une bonne partie de l’Europe occidentale. En Normandie, on observa une suite ininterrompue de 95 jours sans pluie. C’est très exceptionnel pour cette région. (9)
1805-1806 Belgique Epidémie très meurtière de rougeole, de scarlatine et d'angine aphteuse
1806 Belgique Au cours du mois de janvier, une tempête très intense traverse le nord de la France et la Belgique. A la suite de son passage, les dégâts sont nombreux en ces régions (9)
1808 Belgique 36000 conscrits belges sont appelés dans les armées napoléoniennes
1808 Belgique Eté très chaud. Le 15 juillet on releva 15.6° à Mons. (9)
     
1812 Belgique Disette en Belgique : la récolte de 1811 fut très mauvaise, et le blocus continental empêcha les grains de la Baltique ou du sud de la France d'atteindre nos régions.(2)
1812-1813 Russie En hiver, retraite de Russie : mort de nombreux conscrits belges
  Belgique Hiver très froid à partir du mois de novembre 1812, jusqu’à la fin décembre. Mons relève –15,0°C le 14 décembre (9). A Liège, la Meuse est restée prise par les glaces du 13/12/1812 au 6/01/1813 (5)
1813-1814 Belgique Des armées prussiennes et russes occupent la Belgique et commettent de nombreuses exactions. Ces années seront appelées les "années cosaques" (3)
1815 Rixensart et environs Batailles de Waterloo et de Wavre : nombreux décès de soldats belges et dégâts considérables aux récoltes
1815-1817 Monde Hiver rigoureux (-15°) et année 1816 sans été (4) :  des perturbations sévères du climat détruisirent les récoltes en Europe, dans l'est du Canada et dans le nord-est des États-Unis.
Cela serait dû à l'éruption du Tambora, volcan situé en Indonésie, en avril 1815. Cette éruption, bien que peu connue, serait la plus violente et la plus meurtière enregistrée dans les temps historiques.
Les cendres envoyées dans la stratosphère bloquèrent pendant des mois une partie du rayonnement solaire et induisirent une baisse des températures. L’année 1816 a été catastrophique dans une grande partie de l’Europe : un hiver long et pluvieux suivi d’un printemps froid auquel succède un été qui ne mérite pas son nom car il fut froid et pluvieux. En Belgique l'été 1816 fut le plus froid jamais enregistré.
En 1817, une longue sécheresse hivernale et printanière handicapèrent fortement les récoltes. L'été fut frais et pluvieux, et la disette continua. (5)

A cela s'ajouta l'impact du stationnement des armées alliées venues combattre Napoléon.

1817-1818 Belgique Epidémie de typhus
1820 Belgique Le mois de janvier connaît une période de froid. A Mons, on observe –15,6°C le 11 janvier (9)
     
1821-1822 Belgique Au printemps 1822 s’achève une sécheresse qui a débuté en automne 1821 (9)
1822-1823 Belgique Hiver rigoureux. La température descend jusqu’à –17,5°C à Bruxelles le 25 janvier 1823 (9)
1826 Belgique Eté caniculaire (5) (9)
1826-1827 Belgique Hiver rigoureux et inondations (2)
Mauvaises récoltes et disette partielle (10)
1828-1829 Belgique Hiver rigoureux (2)
Mauvaises récoltes et disette partielle (10)
1829-1830 Belgique Hiver très rigoureux : il restera comme l' un des hivers les plus longs et les plus froids de ce 19e siècle en Europe. La Belgique fut particulèrement touchée : il tomba en certains endroits plus d’un mètre de neige, même en plaine ! (6) (9)
Mauvaises récoltes et disette partielle (10)
     
1830-1831 Belgique Suite à l'indépendance de la Belgique et la guerre contre les Pays-Bas, le commerce (et notamment celui des grains) fut perturbé
1832-1833 Belgique

Première épidémie de choléra du 19è siècle en Belgique. La province de Brabant fut la plus touchée : 2.558 décès, soit 1 décès sur 221 habitants (7)

Voir la page sur l'épidémie de choléra à Rixensart en 1866.

1833-1834 Belgique Hiver très doux : 8 mois consécutifs (de décembre à juillet) au-dessus des normales. Fait exceptionnel, au cours du mois de janvier 1834 il n’y eut aucun jour de gelée à Bruxelles (8) (9)
1835-1836 Belgique Hiver froid. Le 22 décembre 1835, on relève -11.3 ° à Bruxelles (5) (9).
1836 Belgique Le 26 novembre, une tempête traverse la Grande Bretagne et la Belgique. Les rafales dépassent 130 km/h dans les terres. (9)
1836-1837 Belgique Hiver rude : vague de froid en décembre 1836, et mois de mars et avril 1837 froids et neigeux (5) (9)
1838 Belgique Janvier et févriers sont glacials : le 16 janvier, on relève – 19,6°C comme température minimale à Bruxelles. Le 16 février on relève encore – 11,9°C à Bruxelles. (9)
Janvier 1838 est considéré comme l'un des mois les plus froids de l'histoire belge, avec -6.3° de moyenne. (12)
1836-1839 Europe du Nord-Ouest Crise agricole et disette (11)
     
1840-1841 Belgique Hiver très rude. La température moyenne de décembre 1840 fut de -3.1 ° à Uccle, alors que la normale est actuellement de 3.9 ° (17) (18)
1842 Belgique L'une des années les plus sèches du 19ème siècle en Belgique, et l'été sera l'un des plus chauds, ce qui entraîne de gros problèmes quant à la qualité et à la quantité des récoltes. (9)
1844-1845 Belgique Hiver rude, avec une répétition d’épisodes neigeux très importants tout au long de l’hiver. Le 20 février 1845 une température minimale de – 15,8°C est relevée à Bruxelles. Les températures moyennes à Uccle pour les mois de décembre, février (-3.2) et mars seront négatives (9) (13) (17)
1845-1848 Europe du nord

Maladie de la pomme de terre : grave crise alimentaire causée par le mildiou de la pomme de terre, un champignon. Les récoltes de pommes de terre furent presque anéanties (-87% en Belgique (22) ), et quand on connaît l'importance de ce tubercule dans l'alimentation des couches les plus pauvres de la société au 19ème siècle, on se rend compte que ce fut une véritable catastrophe. En outre, le seigle fut l'année suivante touché lui-aussi par une autre maladie, la rouille du seigle, qui provoqua une hausse vertigineuse du prix des grains et des céréales. En Belgique le prix du pain passa de 14 centimes à 40-50 centimes le kilo (22).

La crise toucha particulèrement l'Irlande (environ 1 million de morts), mais la Belgique fut aussi sévèrement atteinte (40.000 à 50.000 morts). C'est la Flandre qui paya le plus lourd tribut. Le reste du pays souffrit aussi mais d'une manière plus limitée.
Ce fut le début de l'émigration des paysans flamands vers la Wallonie, et notamment vers les mines de charbon, ou bien vers les villes. (14) (21)

1846 Belgique Epidémie de dysenterie (1.232 décès en Belgique)
1846 Belgique Mois de décembre très froid : la température moyenne fut de - 2.4°, soit plus de 6° en-dessous de la valeur normale. Le 18 décembre le thermomètre tomba à Bruxelles à - 12,6° (9)(17) (18).
1846-1848 Belgique Très graves épidémies de typhus et de fièvres typhoïdes (plus de 56.000 morts). Il est raisonnable de penser que ces épidémies furent en partie due à la famine régnant à cette époque (voir ci-dessus la maladie de la pomme de terre) (16)
1848 Belgique Le début de l'année fut très froid. La température moyenne de janvier à Uccle fut de -3.5 °, alors que la normale est actuellement de 3.3° (17) (18)
1848-1849 Belgique

Seconde épidémie de choléra. Elle sera plus intense que la première. On dénombrera pour le Brabant 4.218 décès , soit 1 décès sur 170 habitants. (7)

Voir la page sur l'épidémie de choléra à Rixensart en 1866

1849-1850 Belgique Hiver rigoureux. En janvier 1850, la température moyenne fut à Uccle de -3 ° (normale 3.3 °). Le 21 janvier le thermomètre descendit jusqu’à – 14,3°C à Bruxelles. (9) (17) (18)
     
1852 Belgique Juillet très chaud. A Bruxelles, on relève 12 jours de chaleur au cours de ce mois, avec un maximum de 32,9°. (9)
1853 Belgique Le mois de décembre fut particulièrement froid. La température moyenne fut de -3.3° à Bruxelles, pour une valeur normale de 3.9° (5) (17) (18)
1854-1855 Rixensart, Rosières Epidémie de typhus (23)
1854-1855 Belgique Hiver long et rigoureux.
Le 18 décembre 1854 une terrible tempête traversa le nord de la France et la Belgique. Les dégâts furent considérables. (20)
La température moyenne du mois de février 1855 fut de -4.6° (au lieu d'une normale de 3.7°). Le 2 février, le thermomètre descendit à -16.6° à Bruxelles. (9) (17) (18)
1857 Belgique

Une vague de chaleur frappa la Belgique en août. Le 4 août on enregistra 34,6° à Bruxelles (9)

1857-1859 Belgique Epidémies de choléra, de typhus et de dysenterie.
1858 Belgique Canicule au mois de juin. Le 3 : 31,8° à Bruxelles, et le 15, 33,9°. La température moyenne pour juin fut de 19°, soit 3° en plus que la normale (9)(17)(18)
1858 Belgique Vague de froid en novembre. Le 23 novembre, on nota – 10,4°.
La température moyenne fut pour ce mois de 0.9° (à Bruxelles), soit 6° en-dessous de la normale. (9)(17)(18)
1859 Rixensart, Rosières Epidémie de typhus.
1860 Belgique

Eté exceptionnellement frais et très pluvieux. Les températures mensuelles moyennes furent pour les mois de juillet et août respectivement de 14.4°, et 14.3°, soit 4° en-dessous des valeurs normales. (5) (17)(18)

     
1860-1861 Belgique Hiver rigoureux. En janvier 1861, la température moyenne fut de -3.1°, soit 4° en-dessous de la normale. Le 8 janvier la température minimale fut de - 17,7°C (9) (17) (18)
1865-1866 Belgique

Troisième et dernière grande épidémie de choléra en Belgique. Les épidémies de choléra firent beaucoup moins de décès que les fièvres typhoïdes ou la variole par exemple. Mais la nouveauté de la maladie, originaire d'Asie (Inde et Chine) et qui se ne se répandit en Europe qu'au 19è siècle, ainsi que l'agonie spectaculaire et douloureuse qu'elle provoque, expliquent l'horreur qu'elle suscita chez nos aïeux.

Voir la page sur l'épidémie de choléra à Rixensart en 1866.

     

Cette page n'est pas terminée : restez connecté !

 


Références :

1 : ROY Léon, Les calamités en Belgique et la recherche généalogique, Les Cahiers de la Généalogie n° 2, 1995, Cercle de Généalogie de Rixensart

2 : "Les temps de la faim", blog Herseaux Ballons : http://quartierballons.canalblog.com/archives/2009/06/14/14071127.html

3: ARCQ Alain et GAILLARD Philippe, Les années cosaques 1813-1814. Belgique, Hollande et Nord de la France dans la tourmente, Historic'One Editions, 2010, Allonzier-La-Caille

4 : "Année sans été", article de Wikipedia, http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Ann%C3%A9e_sans_%C3%A9t%C3%A9&oldid=96469504
"Tambora", article de Wikipedia,  http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Tambora&oldid=94682599

5 : "Les intempéries de 1746 à 1850", http://la.climatologie.free.fr/intemperies/tableau3.htm

6 : "Vagues de froid, l'hiver 1829-1830", L'almanach de la météo : http://almanach.meteo01.fr/articles.php?pg=145&lng=fr

7 : "Le Choléra en Belgique au 19e siècle" : http://dev.hemes.be/esas/mapage/euxaussi/sante/cholerabel.html

8 : "Hiver 2006-2007 ... et la suite ?"; forum de Meteobelgique : http://www.forums.meteobelgium.be/lofiversion/index.php/t7163.html (Il semblerait qu'ici M. Roy se soit trompé en parlant d'un hiver très long)

9 : "La météo d’avant 1900 en Belgique et pays limitrophes"; forum de Meteobelgique; http://www.forums.meteobelgium.be/index.php?showtopic=9351

10: TORFS Louis, "Fastes des calamités publiques survenues dans les Pays-Bas et particulièrement en Belgique", Casterman, 1859, p. 224 : la cause des disettes serait l'abondance d'un diptère, la cécydomye, dévorant le pollen du froment :

11 : BELISAIRE, "Les transformations économiques de l'Europe au XIXe siècle", http://www.philisto.fr/cours-49-les-transformations-economiques-de-l-europe-au-xixe-siecle.html

12 : "Février 1956 : le plus froid mais pas le plus neigeux en Belgique", dossier de MeteoBelgique, http://www.meteobelgique.be/article/articles-et-dossiers/81-climats-dhier-et-daujourdhui/1662-art3.html

13 : DEFNET, M-A, "De Grez-Doiceau au Wisconsin", p.31, http://images.library.wisc.edu/WI/EFacs/BelgAmrCol/DefGrezWisc/reference/wi.defgrezwisc.i0009.pdf

14 : Famine de la pomme de terre en Europe, article de Wikipedia, http://fr.wikipedia.org/wiki/Famine_de_la_pomme_de_terre_en_Europe

15 : TORFS Louis, "Fastes des calamités publiques survenues dans les Pays-Bas et particulièrement en Belgique", Casterman, 1859, p. 120-121

16 : VANHAUTE Eric et al, The European subsistence crisis of 1845-1850: a comparative perspective, p. 26 : http://www.ccc.ugent.be/file/121

17 : "Paramètres climatologiques mensuels à Uccle depuis 1833, dossier de MeteoBelgique" : http://www.meteobelgique.be/article/donnees-statistiques/uccle-depuis-1833.html

18 : "Les normales mensuelles à Uccle", Dossier de l'IRM, http://www.meteo.be/meteo/view/fr/360955-Normales+mensuelles.html#ppt_5238240

19 : "Charles François Antoine Morren", article de Wikipedia, http://en.wikipedia.org/wiki/Charles_Fran%C3%A7ois_Antoine_Morren

20 : "Les chroniques météo de l'année 1850-1859", http://www.meteo-paris.com/chronique/annee/1850-1859

21 : WITTE Els, "Crise dans la campagne flamande", dans "Nouvelle Histoire de Belgique, Volume 1", Editions Complexe, 2005, pp. 142-143

22 : PIRENNE H., "Histoire de Belgique", T.4, La Renaissance du Livre, 1952, p. 80

23 : DE VOS Charles, "Le docteur Trousset et les épidémies du siècle dernier [XIXe]", in Wavriensia, 1967, n° 6, p. 147, Cercle d'Histoire, d'Archéologie et de Généalogie de Wavre et du Brabant wallon