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Hérens Henri (1890 - 1967)

 

Hérens Henri en 1963 lors d'une fête familiale chez mes parents

Mon grand-père paternel

Il naquit le 10 mars 1890 à Rixensart. Il reçut en réalité quatre prénoms : Jules Grégoire Romain Henri.
Mais son prénom usuel fut le dernier : Henri.
C'était le prénom de son grand-père: Hérens Henri, né en 1827.
Le premier prénom était sans doute celui de son oncle aîné.
Et le second celui de son père Hérens Grégoire

Sa mère s'appelait Marie Thérèse Lisa Aubry.

Il devint maçon comme son père, et son frère Emile.

Mais il eut un accident (il tomba d'un camion), et il ne put plus travailler comme maçon par la suite.

Il fit alors des petits boulots : travail chez un horticulteur de Rixensart (horticulteur Sevrin), puis à la commune : il aurait par exemple participé à la construction d'un petit pont dans le parc communal.

 

 

 

Parentèle

 

Les parents et la fratrie de Hérens Henri

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  • Né le lundi 10 mars 1890 à Rixensart.
  • Marié le samedi 15 novembre 1919 à Rixensart, avec MAYNÉ Joséphine Fulvie, Sosa 5, ménagère
  • Décédé le mardi 1er août 1967 à Rixensart.

Parents :

Frères et soeurs :

  • HÉRENS Jean Baptiste Grégoire (° 1888 )
  • HÉRENS Aurélie Marie Thérèse (° 1891 , + 1918)
  • HÉRENS Emile Albert Adelin (° 1893 , + > 1971) x BRASSEUR
  • HÉRENS François Gustave (° 1900 , + 1918)

(Mes ascendants sont représentés sur un fond jaune)

 

Henri était le deuxième enfant de la famille. Je n'ai pas connu son aîné, Jean Baptiste, mais je me souviens par contre de son cadet, Emile, maçon comme mon grand-père, qui venait parfois le midi prendre un bol de soupe chez nous dans les années 60.


Nous pouvons remarquer que Marie et Gustave moururent tous les deux durant l'automne 1918.
Il n'est pas certain, mais plausible, que Marie ait succombé à la pandémie de grippe espagnole . Par contre, le décès de Gustave est trop précoce pour que cela ait été le cas.

 

Henri Herens durant l'exode en juin 1940

 

La grippe espagnole (1) est due à une souche particulièrement virulente du virus de la grippe. Cette souche était peut-être originaire de Chine, mais nous ne possédons aucunce certitude à ce sujet. Par contre, nous savons que c'est aux Etats-Unis que les premiers cas mortels furent recensés, plus précisément dans la région de Boston, vers le 14 septembre 1918.


L'épidémie gagna l'Europe, sans doute via des contingents de soldats américains envoyés sur le Vieux Continent pour s'y battre. Elle devint une pandémie en octobre 1918, se répandant dans les tranchées, puis dans la population civile, affaiblie par plusieurs années de privations.


Son nom de grippe espagnole semble venir du fait que l'Espagne, non impliquée dans la guerre, fut la première à publier des informations sur cette épidémie. Les journaux français parlèrent alors d'une grippe qui faisait des ravages en Espagne, en taisant le fait qu'elle sévissait également en France, et ceci pour cacher à l'ennemi que l'armée française était affaiblie.


Elle sévit jusqu'en décembre 1918, puis se calma avant de reprendre de février à mai 1919. Tous les continents furent touchés.
Les estimations varient entre 30 millions et 100 millions de morts. Comparez ces chiffres aux victimes de la première guerre mondiale : 10 millions de morts environ (2); aux victimes du SIDA : 25 millions en 2006 (3) , et ceux de la peste noire : plus de 25 millions de morts (estimation) (4), et vous comprendrez que cette pandémie fut l'une des plus grandes de l'histoire humaine.


Sa virulence fut particulièrement importante : de 1,5 à 3% des grippés décédèrent (0,0001 pour une grippe commune), et près de 30% de la population étaient contaminés après 15 jours. On estime que 50 à 70% de la population mondiale fut atteinte, aucune immunité n'existant à ce moment-là. Une autre caractéristique de cette grippe fut la mortalité particulièrement grande dans la tranche des 20-40 ans. La mortalité importante était due à une surinfection bronchique bactérienne, mais aussi à une pneumonie due au virus.